CORRECTION DU BAC BLANC N°2

VENDREDI 7 AVRIL 2006


Première étape, lecture et travail de sou (sur) lignage :

Deuxième étape : étude du corpus (TABLEAU )

Plan de réponse aux questions :

Rédaction de la réponse à la première question:

Rédaction de la réponse à la deuxième question :

Plan du commentaire :

Rédaction du commentaire :

Plan de la dissertation :

Rédaction de la dissertation:

Plan du sujet d'invention :

Rédaction du sujet d'invention:

Exemples de 3 bonnes copies :




Première étape, lecture et travail de sou (sur) lignage :



























































































































Deuxième étape : étude du corpus (TABLEAU )




Texte A

Texte B

Texte C

Texte D

Texte E

Auteur, oeuvre, contexte

Rimbaud, « les effarés » Poésies, fin XIXes (après romantiqme, symbolisme et décadence). 1870 = guerre franco-prussienne.

Cioran, philosophe,

Précis de décomposition, milieu XX es juste après 2de GM, populations déplacées, privations endurées par le peuple. NB un précis de qc est en qq sorte un manuel.

Michon Vies minuscules, fin XX es, prise ne charge des pauvres par les services publics.

Van Gogh, 1890, symbolisme.

Meurt malade (mental), se suicide.

Vallès, L'Enfant, fin XIX es.

Genre, forme de discours

Poème de sizains hétérométriques.

Description d'au présent d'énonciation

Essai au présent de vérité générale, quelques connecteurs logiques, essentiellement d'opposition et de comparaison. Révélation des mécanismes sociaux et psychologiques qui réduisent certaines personnes à la misère.

Portrait à l'imparfait descriptif.

NB présence de l'écriture autobiographique.

Tableau, peinture à l'huile.

Narration au présent de narration. Beaucoup de connecteurs temporels.

Roman à caractère autobiographique

Thème

« Cinq pauvres petits », ont faim et regardent un boulanger « au gras sourire » cuire du pain. Cette situation met en valeur l'injustice.

« la misère » (*2) chp lexical « les indigents », besoins vitaux (« circuit des biens » « air » « espoir » « sommeil ».

Un « vieil homme » « du petit peuple » appelé « le père Foucault » ; il se retrouve à l'hôpital, très solitaire.

« Le désespoir d'un vieil homme », visiblement pauvre (dénuement marqué dans le décor et les habits) : est-ce que c'est la misère qui explique son désespoir ?

La famille Vingtras, une famille pauvre, prépare « la distribution des prix » : la mère de Jacques lui coud une horrible redingote pour qu'il fasse bonne impression.

Registre(s) et fonction

Une scène pathétique et comique en même temps.

éloge des petits, blâme du boulanger, dénonciation de la misère.

registre polémique ; Cioran lutte contre une approche réductrice de la notion de misère.


Registres pathétique et lyrique. Eloge du vieil homme, critique des infirmières (et de la société française soi-disant charitable de la fin du XX es)

Pathétique (se cache la tête entre les mains).

Symboliser le désespoir (peut-être exorciser celui de l'auteur).

Pathétique et comique.

Satire de Mme Vingtras, à travers elle, des pauvres qui singent les riches, et surtout, de la société si inégale qu'elle entraîne systématiquement l'humiliation et l'exclusion des « pauvres »

Procédés stylistiques remarqués dès la première lecture

Exclamation pathétique « Misère ! » ; comique de mots et de geste « leurs culs en rond ».

Antithèse « noirs dans la neige » « fort bras blanc » du boulanger, « soupirail rouge » « pain...jaune, pétillant ».

Lecteur impliqué par l'énonciation à la deuxième personne (prise à parti) « la certitude que vous n'aurez jamais rien ». Il nous force à nous mettre à la place de ces gens qui connaissent la misère pour la subir.

Ekphrasis (cad description littéraire d'une oeuvre picturale).

Paradoxe « le seul que son désir de n'être pas remarqué rendît remarquable »

Disposition des lignes signalent la tension et la chute.

antiphrase « on a du goût » (cette absence de bon goût est-elle liée à la condition sociale ?)



Plan de réponse aux questions


  1. A) THÈME COMMMUN (misère -> inégalité sociale) / B) ENJEUX SPÉCIFIQUES (doc A poétique, engagement avec registre pathétique et satirq ; doc B : définir la misère de mnière polémique et persuasive ; doc C : décrire, faire l'éloge du petit peuple avec registre lyrique ; doc D; faire le portrait d'un « vieil homme asis » et symboliser le désespoir ; doc E : raconter une scène marquante de l'enfance de l'auteur à travers celle d'un double fictif, faire la satire de la société)

  2. LIEN ENTRE LE TITRE DU TABLEAU ET LE TABLEAU LUI-MÊME (DOC D) A) le sujet (un vieil homme pauvre assis) B)le sens symbolique : aspect tragique, désespérant de l'existence humaine



Rédaction de la réponse à la première question

La misère est un thème qui apparaît souvent en littérature, mais chaque auteur a sa façon de le traiter. Le corpus que nous allons étudier réunit cinq documents, quatre textes et la reproduction en noir et blanc d'un tableau, du XIX es au XX es. Comment apparaît le thème commun de la misère dans ce corpus, et quel est l'enjeu de chacun des documents ?


Dans les quatre textes on peut relever, au centre du propos, le champ lexical et sémantique de la misère, ce qui montre que c'est bien leur thème commun.

Dans le poème de Rimbaud « Les Effarés », on lit « misère ! ». Il s'agit de cinq enfants très pauvres, d'après leurs habits « haillons » « culotte crevée » « lange blanc ». D'après leur admiration devant le « lourd pain blond », ils doivent avoir faim, et nous voyons bien qu'ils ont froid « les pauvres petits plein de givre ». Leur dénuement et leur résignation semblent les caractéristiques de cette misère, décrite par Rimbaud, à travers eux.

Dans l'essai de Cioran, le mot « misère » apparaît deux fois à des positions stratégiques, au début de chaque paragraphe. Il est défini par d'autres mots du même champ lexical « indigents » « enfer ». Le type humain décrit par Cioran ressemble aux enfants de Rimbaud « nés en deçà du circuit des biens » .

Dans le récit autobiographique de Michon, on trouve assez peu d'indices du thème de la misère, pourtant il est bien présent et d'une grande importance. Le titre de l'oeuvre « vies minuscules » est une métaphore pour évoquer des personnes, obscures comme l'est « le vieil homme » anonyme décrit dans ce texte. Elles incarnent « le petit peuple ». Des indices, physiques, vestimentaires, les rendent reconnaissables comme le montre cette citation « le vieux, autant qu'on en pût juger sur son pantalon de velours et sa veste de droguet, la pesanteur de ses mimiques aussi, était du petit peuple ». On voit sa pauvreté. Son dénuement est évoqué à travers l'expression « mêmement stupéfaits de leur propre impouvoir » et à travers la comparaison du vieil homme à celui peint par Van Gogh qui « n'est pas plus massivement endolori ».

De même, dans son portrait d'un « homme assis » « vieux » et de son « désespoir », Van Gogh évoque lui aussi la misère. On voit que le vieil homme est habillé comme un ouvrier, un homme du petit peuple. Il porte de hautes chaussures à lacets abîmées, un pantalon de toile souple, une simple chemise, sans redingote, il est chauve, sa tête n'est pas couverte, et ses mains ont l'air calleuses. Le décor où il se trouve montre encore mieux sa misère. C'est un décor nu qui symbolise son dénuement matériel et moral. Il est seul et se cache le visage avec ses mains, serrées avec violence. Si la pauvreté n'est pas la seule cause de son « désespoir », elle joue sans aucun doute un rôle important dans la situation tragique de ce « vieil homme ». Sa misère est physique, sociale et morale.

Enfin, dans l'extrait du roman autobiographique de Vallès, L'Enfant, le champ lexical de la misère reparaît avec « pauvre ». Toute la scène décrite montre en détail en quoi consiste la pauvreté : la nécessité de « se sacrifier » pour se vêtir convenablement dans une occasion comme une « distribution des prix », l'impossibilité de le faire réellement et donc l'humiliation qui en résulte (comme on le voit dans le document complémentaire). Toutefois, pour ce dernier texte, il est difficile de parler réellement de « misère » car la famille Vingtras ne semble pas manquer de nourriture, leur fils va à l'école et obtient des prix.

Par conséquent ce qu'il y a de totalement commun aux quatre textes c'est l'injustice sociale qui sépare les êtres humains entre pauvres, misérables même, et les autres, ceux qui sont « dans le circuit des biens », qui n'ont pas « la terreur du lendemain », des fins de mois impossibles.


Dans ces quatre textes, cette injustice sociale est critiquée, dénoncée, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ce corpus appartient à l'objet d'étude « convaincre, persuader, délibérer ». Argumenter est leur enjeu commun. Cependant, on peut préciser cela et voir quel est l'enjeu spécifique de chacun.


Comme il est naturel pour un poème, le texte de Rimbaud a un enjeu esthétique, poétique. Les rimes, les allitérations comme « le lourd pain blond, le fort bras blanc », l'alternance régulière d'octosyllabes et de vers de quatre syllabes dans les sizains qui composent le poème, créent comme une chanson. Si l'on observe son registre, on voit que le registre principal est le registre pathétique. l'enjeu du texte est donc de nous faire prendre en pitié ces petits enfants abandonnés par la société, qui n'ont ni à manger ni meme peut-être, un toit pour s'abriter, puisqu'ils viennent se réchauffer le corps et le coeur « au souffle du soupirail rouge... chaud comme un sein ». De plus Rimbaud fait une satire des adultes, de la société, indifférente à leur misère, à travers « le boulanger au gras sourire ». L'enjeu est donc celui d'un poème engagé : mettre l'art au service d'une cause, ici celle des enfants dans la misère.

L'essai de Cioran a comme enjeu de définir « la misère » et, pour cela, de réfuter les définitions réductrices de ce phénomène, les définitions qui ,par exemple vont la faire dépendre d'un « seuil (matériel) de pauvreté ». Pour Cioran « la misère n'est pas un état transitoire » qui dépendrait uniquement de la non satisfaction de tel ou tel besoin vital pendant une période donnée. Au contraire, elle est permanente parce qu'elle « coïncide avec la certitude que, quoi qu'il arrive, vous n'aurez jamais rien », la certitude de l'impuissance, le fatalisme. L'enjeu est donc polémique comme le montrent les procédés rhétoriques employés, la prise à parti du lecteur par l'énonciation à la deuxième personne, les images, métaphore « voilà Harpagon démiurge », comparaisons « la misère est comme un excitant... ou comme une science » permettant de « décrire l'enfer ». Peut-être l'enjeu de cette définition est-il aussi de porter le doute sur cette « certitude » constitutive de la misère, certitude par laquelle elle se perpétue.

L'enjeu du portrait de Michon est avant tout de décrire. Le registre épidictique y est présent, et on constate l'absence du registre pathétique. Au contraire, la description du vieil homme est lyrique : « il restait assis pendant des heures face à la lumière. Pour lui, peut-être vrombissaient les anges, et il tendait l'oreille à leur musique ». L'enjeu semble être de faire l'éloge de ce vieil homme « du petit peuple » digne, discret, « remarquable ». Lorsqu'il utilise une ekphrasis pour mieux le décrire, Michon refuse « l'homme assis de Van Gogh plus complaisant, plus pathétique » et recourt plutôt aux « lettrés de Rembrandt ». Le portrait est donc mélioratif, et à travers cet homme, fait l'éloge du « petit peuple » dans son ensemble. Ses qualités sont la douceur, la discrétion, la sensibilité artistique (sans le snobisme des « lettrés »), l'héroïsme, car il supporte son destin avec courage. On voit donc que Michon lutte d'une manière radicalement différente contre la misère, il valorise les misérables au lieu d'insister sur les aspects sordides de leur existence. Toutefois, il utilise lui aussi un peu le registre satirique pour dénoncer, à travers « les infirmières, avec l'indiscrète familiarité condescedante et -qui sait ?- charitable qu'elles mettent à leur commerce » la bonne conscience de la société de la fin du XX es qui «commerce» avec les misérables, en les humiliant à l'occasion.

L'enjeu du portrait de Van Gogh est typique de sa peinture symboliste. C'est un enjeu esthétique et argumentatif. Ce vieil homme symbolise le désespoir lui-même, le dénuement physique, matériel et psychique, la solitude que Van Gogh a vécue lui même. Les lignes horizontales et verticales s'opposent, la disposition en diagonale du sujet, orienté vers le coin droit inférieur, figure une chute. Van Gogh est d'ailleurs mort fou, et s'est suicidé. Ce portait a des allures d'allégorie ; même si le titre dit que c'est « le désespoir d'un vieil homme », ce vieil homme incarne l'idée même de Désespoir, il en est le symbole ; créer ce symbole est l'enjeu principal de l'oeuvre. Peut-être l'enjeu du tableau est-il aussi cathartique ? Car en le projetant sur une toile, l'auteur pourrait exorciser son propre désespoir.

Le texte de Jules Vallès a un double enjeu, narratif (et plus précisméent autobiographique) et argumentatif. Vallès entretient le suspense, avec des questions par exemple, il nous met dans le point de vue successivement de l'enfant, de sa mère et d'un témoin anonyme de la vie de Jacques devenu adulte. Cet enfant est un double fictif à travers lequel Vallès raconte sa propre vie. Pourtant la description de « la redingote de la distribution des prix » et le suspense entretenu autour de sa confection sont essentiellement là pour faire passer de manière satirique un message sur la pauvreté. Le texte fait la satire des pauvres qui singent inutilement les riches, comme le montre l'antiphrase « on est pauvre mais on a du goût » (c'est une illusion de Mme Vingtras, comme on le voit dans le document complémentaire). Mais la cible principale de la satire est la société, inégalitaire et hypocrite, qui hiérarchise les gens et qui, en plus, les hiérarchise moins en fonction de leurs qualités personnelles que de leur origine sociale, grâce à des rituels d'humiliation des pauvres par les plus riches qui prennent pour cibles leur habillement, leur « manque de goût ».


C'est donc un corpus sur la misère très riche qui nous fait réfléchir à de nombreux aspects de ce problème, toujours d'actualité. La misère, l'inégalité sociale, est-elle une fatalité inhérente à la vie ne société ?


Rédaction de la réponse à la deuxième question :

On peut faire un lien entre les deux titres du tableau de Van Gogh et la peinture elle-même.

En effet la peinture représente ce qu'indiquent les titres, concrètement, un « homme assis », et pour l'idée véhiculée, son « désespoir ». La chaise et l'homme prennent toute la place, nous avons déjà étudié les lignes de force qui indiquent une chute. Cela illustre son désespoir, dont les causes nous sont inconnues car rien d'autre que l'homme n'est représenté dans le tableau. On peut juste imaginer que sa pauvreté (nous avons justifié sa présence dans la précédente question), son dénuement jouent un rôle dans sa situation. Il a l'air de pleurer, d'avoir honte. Son désespoir est violent, ses poings sont serrés, son corps replié sur lui-même. Les lignes fortement marquées, comme dans un dessin au crayon ou au fusain, insistent sur cette violence.

On peut penser cependant que le sujet du tableau n'est pas seulement cet homme, mais l'être humain en général. Les articles, l'indéfini « un » et le défini « l' » ont tous deux une valeur générique, ils renvoient au genre humain. Ainsi dès le titre la description a une valeur universelle. Dans le tableau on la retrouve dans le fait que rien ne distingue ce vieil homme d'un autre, car on ne voit ni son visage, ni aucun objet qui permettrait d'identifier, par exemple, ses occupations. C'est une image de la réalité tragique de l'existence humaine. La vieillesse nous rapproche de la mort, il n'y a pas d'issue. Les lignes du tableau le figurent de manière forte. Les lattes du plancher indiquent une perspective, mais celle-ci est abruptement coupée à l'horizontale par les plinthes et le rebord de la cheminée. C'est comme s'il n'y avait pas d'horizon possible. L'orientation du corps de l'homme représente une chute. Dans son ensemble, le tableau, avec ses titres, est un symbole de la condition humaine, présentée comme désespérante.

Pour conclure, le lien que l'on peut faire entre le tableau et son titre est le symbolisme de la peinture de Van Gogh et son pessimisme.




Plan du commentaire :


Idée d'accroche : Un célèbre extrait de l'autobiographie de Rousseau, généralement appelé « le vol des pommes » commence par « un souvenir qui me fait frémir et rire à la fois ». Jules Vallès, auteur de la fin du XIX es au style bien à part, ni romantique ni naturaliste, aurait pu commencer de la même manière le récit du « souvenir terrible » de la remise des prix de Jacques Vingtras, son double fictif, personnage et narrateur du roman autobiographique L'Enfant. En effet, dans ce passage se mêlent deux registres pourtant contradictoires, le comique et le pathétique. Quel rôle joue ce mélange paradoxal dans le récit à caractère autobiographique ?


I Le regard distancié de l'auteur sur un souvenir pathétique

  1. Le souvenir pathétique d'une enfance souffrante « l'enfant aux cornichons »

  2. Le choix paradoxal de l'écriture autobiographique (sincérité, authenticité) et romanesque (fiction)

  3. Le choix d'une multiplicité problématique de points de vue internes

  4. Le choix d'une énonciation tortueuse

Ces trois choix distancient le narrateur et le lecteur du « souvenir terrible » de l'humiliation vécue. Cette distanciation est source de comique.


II Un comq exacerbé

  1. comique de situation

  2. comique de geste et de mots (burlesque)

  3. ironie de la narration

Le comique rend le récit agréable à lire. On pouvait s'attendre à ce que l'enjeu principal de ce texte soit narratif. Pourtant il a aussi un enjeu argumentatif. Que dénonce l'auteur, à travers ce récit comique, plus ou moins autobiographique ?


III L'objet de la satire : la tyrannie exercée sur l'enfant

  1. une mère ambivalente, cruelle par inconscience

  2. un père absent, indifférent ?

  3. une société hypocrite et cruelle


Plan du sujet d'invention :


Écrivez un apologue en prose ayant pour morale la phrase de Cioran « la misère n'est pas un état transitoire : elle coïncide avec la certitude que, quoi qu'il arrive, vous n'aurez jamais rien, que vous êtes né en-deçà du circuit des biens, que vous devez combattre pour respirer, qu'il faut conquérir jusqu'à l'air, jusqu'à l'espoir, jusqu'au sommeil. »


Un apologue ( pas de vers !) : récit court allégorique (structure narrative : structure temporelle, spatiale, actantielle symbolique) (structure argumentative : thèse = phrase de Cioran, arguments, on peut reprendre ceux de Cioran et ceux du corpus) à fonction didactique. Cela peut prendre la forme d'un conte commençant par « il était une fois » ou quelque chose d'équivalent.

On peut récupérer les images décrites dans le sujet « circuit » des biens, « combattre, conquérir » pour imaginer des situations dans lesquelles mettre le(s) personnage(s).


Consignes explicites et implicites à respecter

Exemples

choisir un ou des personnages, typés, allégoriques (être humains, animaux, héros célèbres ou inventés par soi-même)

Kirikou

le(s) mettre dans des situations liées à la misère

Quête : pourquoi le monde est-il si méchant ? Réponse du grand-père : parce qu'il souffre, à cause de la misère. Kirikou croit que c'est une épine, il part la chercher, puis il revient et la trouve dans son propre village et comprend ce qu'elle est vraiment (pas une épine au sens propre, mais une épine au sens figuré, et ce qu'elle symbolise, c'est la définition de la misère par Cioran)

organiser l'évolution des situations dans un espace-temps cohérent (schéma narratif)

Au village (printemps), ville africaine (automne africain = printemps consomtinent), consomvilles (il y reste un an), retour au village (automne suivant en Afrique), il ttrouve le village dévasté par un génocide accepté par consomtinent, Kirikou comprend ce qu'est la misère et l'explique à une femme qui s'était cachée et est rescapée. Ils attendent le printemps pour semer une graine magique : ubuntu, pour soigner le monde de sa misère.

la fonction argumentative du récit doit être claire, même si la morale reste implicite. On peut utiliser des répétitions pertinentes (un refrain lié à la morale, comme dans Candide)

Morale explicite (on prend moins de risques que le correcteur ne la voie pas). Refrain : la misère c'est puis ce n'était pas cela jusqu'à la fin où Kirikou dit la phrase de Cioran.

faire des paragraphes et des alinéa

Un paragraphe par étape.

rendre le récit vivant en créant du suspense, en recourant au merveilleux, en touchant la sensibilité du lecteur (par le rire ou la pitié, par exemple),

Contexte de Kirikou = merveilleux, comique et satirique grâce au regard de Kirikou sur le monde de la consommation, pathétique lié au génocide.

la rédaction doit être en prose, il est interdit d'écrire des vers

OK