DOCUMENTS DIVERS

POUR VOUS AIDER À PASSER L'ORAL DU BAC


Introduction

Méthode pour passer la partie orale de l'épreuve du baccalauréat.

Questions possibles pour un oral blanc (du 5 au 9 juin)

Remarques d'un ami et collègue sur les cours sur « De l'Amitié », Essais, Montaigne, 1580-1592.



Introduction

Ces documents sont divers, vous trouverez des principes et des conseils de méthode utilisables sur l'ensemble des textes, ainsi que des remarques ponctuelles sur tel ou tel texte, telle ou telle oeuvre, tel ou tel objet d'étude. Si mon site évolue technologiquement (mais ça semble juste pour le bac 2006), vous aurez accès à des vidéos ou à des fichiers MP3 montrant comment peut se dérouler un oral, concrètement.

Disons que cette partie du site est celle qui s'approche le plus d'un pur bachotage.


RAPPELS SUR L'ÉPREUVE (MATÉRIEL, DÉROULEMENT)

Matériel : se munir de la convocation, de la pièce d'identité.

Se munir aussi du descriptif, des textes présentés en lecture analytique et des oeuvres intégrales VIERGES, des textes complémentaires en double exemplaire, et, si vous voulez, des lectures cursives.

L'exposé (répondre, sous la forme d'un discours continu, organisé, à la question posée par le correcteur ou la correctrice sur le texte qu'il ou elle choisit parmi les lectures analytiques) dure 10 minutes. Puis l'entretien (répondre du tac au tac, organisé quand même, aux questions diverses que le correcteur ou la correctrice pose, sur l'ensemble du programme de première, de seconde et sur la culture générale si nécessaire) dure 10 minutes. L'exposé et l'entretien sont notés chacun sur 10. La préparation de l'exposé dure 30 minutes (généralement un peu moins en fait).


Méthode pour passer la partie orale de l'épreuve du baccalauréat.


  1. La première des méthodes est d'assister au cours et de le prendre correctement en notes.

  2. La seconde est de réviser les cours en faisant une fiche de synthèse pour chaque texte dans laquelle les points suivants seront mémorisés et mis en valeur. Vous remarquez que ce sont les mêmes éléments que ceux permettant de préparer le commentaire écrit. Normal : le but est le même : analyser un texte. il faut en outre faire une fiche de synthèse pour chaque objet d'étude étudié.

  1. Prendre en compte la problématique imposée par le correcteur pour analyser le texte pendant les dix minutes d'exposé, puis prendre ne compte ses différentes questions dans la partie entretien. Le correcteur ou la correctrice ne vous donnera que la problématique, avant les trente minutes de préparation. les questions seront improvisées.

  2. Répondre aux critères de notation suivants :



Exposé /10

Entretien /10

Expression et communication

  • Lecture expressive, liaisons, respect de la ponctuation (gestion des silences), {e} muets, diérèses, vers dans la lecture des poèmes, ne pas lire les noms des personnages qui parlent dans le texte de théâtre.

  • Respect des règles de syntaxe, emploi du registre de langue courant ou soutenu

  • Structuration du propos (connecteurs logiques), clarté du propos (vocabulaire précis, juste, pas vague : éviter les mots cmme « chose »)

  • Dynamisme et autonomie de la prise de parole.

  • Expressivité et calme des réponses.

  • Respect des règles de syntaxe, registre de langue courant ou soutenu

  • Structuration du propos (connecteurs logiques), clarté du propos (vocabulaire précis, juste, pas vague : éviter « chose »

Réflexion et organisation de la pensée

  • compréhension du texte (pas de contresens ! )

  • compréhension de la problématique (consignes explicites et implicites)

  • respect des règles de composition (introduction en 4 points, développement en parties et sous-parties comportant des citations analysées et pas uniquement de la paraphrase, conclusion en deux points)

  • compréhension des questions

  • pertinence et structuration des réponses (il faut être capable de développer)

  • appui sur les textes et les oeuvres lus ou étudiés dans l'année pour justifier les réponses

  • Capacité à créer des liens entre les textes et entre les objets d'étude, approfondissement personnel des objets d'étude

Connaissances et culture littéraire

  • Maîtrise des connaissances littéraires portant sur le texte (vocabulaire, figures de style rencontrées, biographie de l'auteur, contexte de l'oeuvre)

  • Maîtrise de l'objet d'étude concerné à travers le texte et la problématique donnée.

  • Bonne utilisation du vocabulaire technique dans l'analyse du texte.

  • Maîtrise de tous les textes et de tous les objets d'étude vus pendant l'année

  • Culture générale mobilisée (cours des années précédentes, sorties personnelles, arts tels que musique, peinture, cinéma...)


Questions possibles pour un oral blanc (du 5 au 9 juin)


Les Confessions (I-IV), Jean-Jacques Rousseau, ed posth 1781. « Le vol des pommes », Livre II, « Un souvenir qui me fait frémir...m'autorisait à l'être ».

Dans quelle mesure cet extrait correspond-il au genre de récit qu'annonce le titre de l'oeuvre ?

Montrez que dans ce texte le narrateur apparaît à la fois comme un autobiographe et un philosophe.

Expliquez comment et pourquoi Rousseau rend son lecteur complice de l'enfant puni, dans ce texte.

Raconter un souvenir ambigu est-il la seule intention de Rousseau dans ce texte ?

Quel rôle joue l'amplification de la réalité vécue par l'autobiographe dans ce texte ?





Les Confessions (I-IV), Jean-Jacques Rousseau, ed posth 1781. « L'hospice des catéchumènes de Turin », L III, « je n'eus rien de plus pressé (...) nouvelle docilité ».

Quels sentiments le lecteur est-il amené à éprouver à la lecture de ce texte ?

Ce texte est-il une « confession » ou plutôt un témoignage, voire un pamphlet ?

Que dénonce Rousseau dans ce passage de son autobiographie ?

Identifiez les registres et la visée de ce texte.





Les Confessions (I-IV), Jean-Jacques Rousseau, ed posth 1781. Mme de Warens, L III, « Je n'avais ni transports ni désirs (...) réveil ».

Étudiez la singularité de l'expérience racontée par Rousseau.

Identifiez les registres et la visée de ce texte.

Dans quelle mesure la narration et la description de cet extrait nous éclairent-elles sur la personnalité de l'autobiographe ?





Rencontre avec La Boétie « Au demeurant (...) sien ou mien. » (texte avec indications de réécritures). « De l'amitié », Essais, I, 27, Michel Eyquem de Montaigne, 1580, 1588, 1592.

Montrez que l'expérience vécue est matière à réécriture littéraire et à réflexion.

Ce texte relève-t-il de l'écriture autobiographique ou de l'essai ?

Dans quelle mesure la démarche de Montaigne est-elle bien celle d'un essayiste, dans cet extrait ?

Identifiez les registres et la visée de ce texte.





Avis « Au lecteur » « De l'amitié », Essais, I, 27, Michel Eyquem de Montaigne, 1580, 1588, 1592.

Quelle relation Montaigne établit-il avec son lecteur dans cet « avis » qui introduit ses Essais ?

Dans cet « avis au lecteur », Montaigne aparaît-il comme un essayiste ?

Trouvez-vous étrange le titre Essais pour une oeuvre telle que Montaigne décrit la sienne dans « l'avis au lecteur » ?







« Quand Laelius(...) « O mes amis, il n'est nul ami. » « De l'amitié », Essais, I, 27, Michel Eyquem de Montaigne, 1580, 1588, 1592.

Comment Montaigne définit-il l'amitié dans cet extrait ?

Quel est le but de Montaigne dans cet extrait ?

Montrez que cet extrait illustre bien la définition que l'on fait d'un essai, aujourd'hui.

Montrez que ce texte mobilise les trois formes d'argumentation : convaincre, persuader, délibérer.





Jacques Le Fataliste, Diderot, 1773.

A la lecture de ce texte, diriez-vous que Jacques Le Fataliste a raison ?

Dans ce texte, qui semble maîtriser le débat sur la liberté ?

« Le discours introductif de Calliclès et la réponse de Socrate » Gorgias, 481b6-488b1, Platon.

De Socrate et de Calliclès, qui semble le plus fort, dans cette délibération ?

Quel est l'enjeu de la délibération entre le jeune et le vieil homme ?

De Socrate et de Calliclès, qui vous semble avoir raison ?

Quel rôle joue l'ironie dans ce dialogue de Platon ?





Tartuffe ou l'Imposteur, Molière, 1669. I,1 v1-44 « MME PERNELLE Allons Flipote (...) fou comme vous »

Qu'a d'inattendu l'exposition de Tartuffe ?

D'après ce texte, comment l'attention du spectateur est-elle saisie dès le lever du rideau ?



Tartuffe ou l'Imposteur, Molière, 1669. IV, 5 v1477-v1506 « TARTUFFE Mais si d'un oeil bénin (...) pécher en silence »

A -t-on besoin de la didascalie pour savoir que « c'est un scélérat qui parle », dans cet extrait ?

Qu'a d'intéressant cette scène de séduction ?

Dans quel genre de comédie ce passage nous plonge-t-il ?

Le contexte de Tartuffe permet-il d'éclairer les enjeux de cette scène de séduction ?

Identifiez les registres et la visée du texte.





Tartuffe ou l'Imposteur, Molière, 1669 V,7 1903-1944 « TARTUFFE Qui? Moi, Monsieur ? (...)il se souvient du bien »

Comment le coup de théâtre final dénoue-t-il l'intrigue ?

Quel rôle joue le roi dans cet extrait ?

Le contexte de Tartuffe permet-il d'éclairer les enjeux de ce dénouement ?





« Les obsèques de la Lionne », Fables, La Fontaine, VIII, 14, 1668-1693.

Quelle leçon peut-on tirer de cette fable ?

La leçon qui ressort de cette fable est-elle morale ?





« L'Eldorado » Candide, chap. XVIII, 1759.

Quels indices nous incitent à penser que cette étape du voyage de Candide est une utopie ?

Le rôle de cet épisode du conte est-il de nous faire rêver ?

Dans cet extrait, quel est l'intérêt de cette rencontre du vieillard par le héros du conte et Cacambo ?

Identifiez les registres et la visée du texte.



« Fable ou histoire », Les Châtiments, Victor Hugo, 1856 p.244.

Comment cette fable traduit-elle l'engagement politique de son auteur ?

Quel rôle jouent l'allégorie et les allusions historiques dans ce poème ?

Montrez que les deux titres correspondent à deux dimensions complémentaires du poème.





Remarques d'un ami et collègue sur les cours sur « De l'Amitié », Essais, Montaigne, 1580-1592.

À méditer. Les questions formulées pourraient être proposées à votre propre réflexion lors de l'oral.


« Essais = 1 ère autobiographie » Attention, Précédents différents: Confessions StA Mémoires de
grands hommes (Joinville). Attention est-ce que Essais = autobiographie ????????????????????? : justement, beaucoup de correcteurs apprendront à leurs élèves la même chose
à propos de JJR.

Sur la l
ecture analytique du texte introductif « De l'amitié »
1 « Caractéristiques de l'autobiographie : énonciation, temps, prose » Attention, pb. = sujet (histoire de la personnalité de Montaigne mais discrètement, rien à voir avec Rousseau !) : point important pour l'objet détude biographique ; pour que ce soit bien compris il faudrait comparer avec des extraits de JJR (incipit Confessions pr ex)

Sur la l
ecture analytique du texte « parce que cétait lui »
Tu parles du
cliché du « ciel » : Attention, l'arrière-plan chrétien et néo-platonicien de la culture humaniste de Montaigne en font plus qu'un cliché. On voit justement quelle est sa pensée, quelles sont ses références. Plus loin, on les retrouve :
« 
quintessence » : néo-platonisme
« 
stoïcien Blosius » : notion de « volonté » à rattacher au stoïcisme ; cf plus loin : un tiers les rassemble et les guide, la raison universelle (NB son rôle chez les stoïciens : le logos régit le monde, seuls les sages le connaissent et c'est en le connaissant qu'ils atteignent l'ataraxie, paix de l'âme) = volonté du sage s'accorde au logos
Tu parles de
raisonnement déductif pour ce qui suit la définition de l'amitié selon Montaigne (car il dit d'abord ce qu'est l'amitié de façon générale: un paradoxe,  un « mélange » des âme puis il donne des propriétés de ce mélange : « nous nous cherchions avant même de nous être vus », « nous nous embrassions à travers nos noms » « nous ne nous réservions rien qui nous fût propre »). Est-ce un raisonnement déductif ou un exemple illustratif (son propre
cas) Je pencherais pour la deuxième solution ?
Tu fais un axes « UNE STRATÉGIE RHÉTORIQUE : but = faire adhérer le lecteur à la thèse défendue en touchant sa sensibilité émotionnelle et esthétique » : il vaudrait peut-être mieux employer le terme officiel (selon le programme) :
persuader


Remarques générales :
- d'après plusieurs passages, M. apparaît comme inventeur de l'essai et comme inventeur de l'autobiographie. Or, il est peu logique qu'il fonde des genres « purs » en les mélangeant (sauf à supposer que l'essai est une autobiographie des idées : tu le suggères parfois, mais cette définition restreint beaucoup la définition du genre)
- le but de M. est-il de faire une autobiographie ? La généralité du propos ne l'emporte-t-elle pas sur la singularité ? Je compléterais cette approche du biographique par des textes
de Rousseau, Sarraute, P. Levi ou Antelme, pour montrer les enjeux modernes (au moins depuis le romantisme) de l'autobiographie (que tu relies à un moment aux humanités = connaissance de soi et du monde ; est-ce une problématique actuelle ? en tout cas, par exemple avec la psychanalyse, les modalités de cette connaissance et l'objet de la quête ont beaucoup changé)