Séquence 3

DIALOGUE ET APOLOGUE :

deux genres argumentatifs différents de l'essai



INTRODUCTION


LECTURE ANALYTIQUE N°1

« L'ÉCOLE D'ATHÈNES », FRESQUE DE RAPHAËL, CHAMBRE DE LA SIGNATURE, AU PALAIS DU VATICAN, 1508-1511, manuel.

ACCÈS À UNE REPRODUCTION.

Le document étudié est une fresque de la Renaissance, une utopie qui réunit dans et un même idéal l'Antiquité et le XVI es, et un manifeste humaniste.

On peut relier cette image à l'apologue et à un de ses genres particuliers, l'utopie.


LECTURE ANALYTIQUE N°2

« LETTRE DE GARGANTUA À PANTAGRUEL », PANTAGRUEL, CHAP VIII, FRANÇOIS RABELAIS, 1532, manuel.

ACCÈS AU TEXTE

L'extrait du roman de géants est une lettre d'éducation écrite d'utopie. Elle dresse un programme d'études ambitieux : connaissances encyclopédiques, formations morale et spirituelle vont de pair dans cet apologue qui est lui aussi un manifeste humaniste.

Ce texte est à comparer absolument avec la fresque. Mais il faut le comparer aussi aux théories de Montaigne sur l'éducation « De l'institution des Enfants », Essais, Livre I, chp XXVI.

LECTURE ANALYTIQUE FAITE EN CLASSE


LECTURE ANALYTIQUE N°3

« LE LOUP ET L'AGNEAU », FABLES, LIVRE I, 10, JEAN DE LA FONTAINE, 1668-1693.

ACCÈS AU TEXTE

La fable de La Fontaine est évidemment un apologue typique du classicisme. En cela elle mérite d'être comparée à d'autres oeuvres des moralistes classiques : essais (La Rochefoucauld, Pascal), théâtre (Molière, Corneille, Racine) et art poétique (Boileau). Son intérêt pour notre séquence est qu'elle met en scène avec brio un dialogue délibératif (un débat), polémique, et que sa morale est ambiguë, peut-être même, immorale. Le procès truqué de l'agneau sert à faire délibérer le lecteur sur la moralité de la fable « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Mais pour comprendre tout l'enjeu de la fable, il faut en déchiffrer l'ironie.

LECTURE ANALYTIQUE FAITE EN CLASSE


LECTURE ANALYTIQUE N°4

« LA VOCATION D'HARRY POTTER » HARRY POTTER ET LE PRINCE DE SANG-MÊLÉ, chapitre XXIII, AJ.K ROWLING, 2005.

Harry potter, un futur classique ? Certes, on lit Harry Potter pour se détendre, pour rêver et savourer le plaisir d'une lecture « facile ». Mais dans l'extrait que nous analysons, nous avons vu un débat philosophique mêlant politique, éthique et métaphysique. Cela nous fait réfléchir à la place de cette oeuvre dans la littérature. Éditée la première fois en littérature jeunesse, c'est un roman qui renoue avec la tradition de l'épopée et qui touche tous les publics. C'est un phénomène littéraire intéressant, qui nous amène à nous interroger sur le paradoxe de l'oeuvre littéraire. Cf Citation de Michel Butor dans le petit livre Nathan p.91 (très bon sujet de dissertation) : « Il y a certes un roman naïf et une consommation naïve du roman, comme délassement ou divertissement, ce qui permet de passer une heure ou deux, de « tuer le temps », et toutes les grandes oeuvres, les plus savantes, les plus ambitieuses, les plus austères, sont nécessairement en communication avec le contenu de cette énorme rêverie, de cette mythologie diffuse, de cet innombrable commerce, mais elles jouent aussi un rôle tout autre et absolument décisif : elles transforment la façon dont nous voyons et racontons le monde, et par conséquent transforment le monde. » Michel Butor, Répertoire, II, 1964.


LECTURE ANALYTIQUE N°1

« L'ÉCOLE D'ATHÈNES », FRESQUE DE RAPHAËL, CHAMBRE DE LA SIGNATURE, AU PALAIS DU VATICAN, 1508-1511, manuel.

LECTURE ANALYTIQUE N°2

« LETTRE DE GARGANTUA À PANTAGRUEL », PANTAGRUEL, CHAP VIII, FRANÇOIS RABELAIS, 1532, manuel.

LECTURE ANALYTIQUE N°3 RABELAIS PANTAGRUEL P;26


INTRODUCTION

Homme de science sérieux et moine érudit, François Rabelais s'amuse en 1532 à utiliser le succès d'un conte populaire pour diffuser de façon attrayante sa philosophie humaniste. Ce conte populaire mettait en scène un géant, Gargantua, Rabelais raconte les aventures de son fils, Pantagruel et signe avec un anagramme Maître Alcofribas Nasier. Parodiant les romans héroïques, Rabelais commence l'histoire de Pantagruel à sa naissance, donnant même sa généalogie qui est imitée de celle du Christ, puis conte son enfance , son éducation à Paris où son père l'envoie profiter de l'éducation humaniste (Chapitre VIII). Nous allons étudier un passage de ce chapitre. C'est la fin de la lettre de Gargantua à son fils, Pantagruel, le héros éponyme. Le père dresse un programme d'études à la mesure des ambitions humanistes de l'auteur.


PROBLÉMATIQUE :

Comment la lettre d'éducation insérée dans le récit burlesque des aventures de Pantagruel permet-elle à Rabelais d'exprimer avec sincérité et humour les principes de l'humanisme ?

En quoi peut-on considérer cette lettre comme un apologue ?



I UNE LETTRE D'ÉDUCATION UTOPIQUE

  1. Une lettre ( un père affectueux exerce de loins son autorité sur son fils)

  1. Lettre d'éducation

  1. Lettre délibérément utopique


II UNE LETTRE D'ÉDUCATION HUMANISTE : UNE FORMATION ENCYCLOPÉDIQUE

  1. La pédagogie de Gargantua, modèle humaniste.

  1. 1er aspect du savoir = les langues anciennes

= connaissance encyclopédique partant des origines gréco-latines (références à Platon /Cicéron) de la culture européenne pour aller jusqu'aux manuscrits les plus récents comme ceux des mathématiciens arabes du Moyen-Age.


  1. 2ème aspect du savoir : Arts libéraux.

  1. 3ème aspect du savoir : le droit juridique

  1. 4ème aspect du savoir : sciences d'observation, les « sciences naturelles »

  1. 5ème aspect du savoir, symétrique : observationde « cet autre monde qu'est l'homme ».

  1. 6ème aspect du savoir : métier des armes, permettent de se défendre.

  1. Transition : boucle = religion au début et à la fin de cette énumération de savoirs à acquérir.


III LES EXIGENCES MORALES ET SPIRITUELLES DE L'HUMANISTE. (non écouté par la classe, donc non communiqué sur Intenet : le site doit être un outil supplémentaire pas une compensation à la prise de notes)


LECTURE ANALYTIQUE N°3

« LE LOUP ET L'AGNEAU », FABLES, LIVRE I, 10, JEAN DE LA FONTAINE, 1668-1693. Photocopie.

ACCÈS AU TEXTE

Livre I Fable 10 Le Loup et l'Agneau


La raison du plus fort est toujours la meilleure :
            Nous l'allons montrer tout à l'heure.


            Un agneau se désaltérait
            Dans le courant d'une onde pure.
Un loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
        Et que la faim en ces lieux attirait.
"Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage?
            Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
-Sire, répond l'agneau, que Votre Majesté
            Ne se mette pas en colère ;
            Mais plutôt qu'elle considère
            Que je me vas désaltérant
                    Dans le courant,
            Plus de vingt pas au-dessous d'Elle ;
Et que par conséquent, en aucune façon,
            Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
-Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?
        Reprit l'agneau ; je tette encor ma mère.
            -Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
        - Je n'en ai point. -C'est donc quelqu'un des tiens :
            Car vous ne m'épargnez guère,
            Vous, vos bergers et vos chiens.
On me l'a dit : « il faut que je me venge. »
            Là-dessus, au fond des forêts
            Le loup l'emporte et puis le mange,
            Sans autre forme de procès.


Phèdre (I, 1) a recueilli cette fable chez Esope. Elle a ensuite été traduite en français pour les écoles de Port-Royal par Le Maître de Sacy. C'est ainsi qu'elle inspirera La Fontaine.

J'ajoute seulement que Napoléon, exilé à l'île de Sainte-Hélène, trouvait que ce poème péchait « dans son principe et sa morale. » « mémorial de Ste-Hélène », Bourdin, 1842, cité dans « La Fontaine - Fables » ; Le Livre de Poche ; Classiques modernes ; La Pochothèque ; édition de Marc Fumaroli ; 1997, p. 821). On peut s'étonner d'une telle réaction venant de cet homme de guerre.
Le terme de "procès" employé à la fin de la fable peut faire réfléchir en quoi elle peut exposer réellement un procès. " La Fontaine fixe en ses vers les circonstances respectives de ceux qui sont dans le récit accusateur (le Loup) et défenseur (l'Agneau) plaidant la cause de la victime (le Loup) face à l'agresseur (l' Agneau) afin que le lecteur soit le juge de cette cause" (Patrick Goujon, Le Fablier, N°3 ) " [...] la prétention du Loup qui veut avoir raison dans son injustice, et qui ne supprime tout prétexte et tout raisonnement que lorsqu'il est réduit à l'absurde par la réponse de l'Agneau." (Chamfort) " [...] "Le Loup et l'Agneau", cette merveille, pas un mot de trop ; pas un trait, pas un des propos du dialogue, qui ne soit révélateur. C'est un objet parfait." A. Gide (Journal 1939-1949, Bibliothèque de La Pléiade)

Intro : La Fontaine, moraliste classique, souvent condamné pour l'immoralité de certaines de ses Fables publiées entre 1668 et 1693 sous le règne de Louis XIV (cf Rousseau, Napoléon). Mais aussi souvent loué pour leur perfection. « Le Loup et l'Agneau » 10ème fable du premier livre, montre bien ces deux aspects. R ésumé : « procès » truqué où un agneau innocent est condamné injustement à mort par un loup cruel, raconté avec concision. Immoralité surprenante puisque cette fable est censée instruire des enfants (cf. genèse). En fait, le fabuliste utilise l'ironie pour nous faire prendre du recul par rapport à ce procès et pour remettre en question la « raison du plus fort ». Comment La Fontaine nous amène-t-il à délibérer à propos de la justice et de la vérité ?


I Par la mise en scène d'un procès entre animaux allégoriques

  1. une ouverture et une clôture narrative rapides -> vivacité et efficacité du récit.

  1. un dialogue de sourds théâtralisant la narration

II Par une délibération révélatrice des vices et vertus des animaux (argumentation interne)

  1. L'accusation et le jugement menée par le loup, révélatrice de sa tyrannie (loup = allégorie habituelle du tyran)

  1. La défense menée par l'agneau révélatrice de son innocence et de sa bonté (agneau = allégorie habituelle de l'innocence, et de toute vertu par le biais de la religion chrétienne (Christ = Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde))

donc situation paradoxale les raisons les meilleures (arguments de l'agneau) sont celles de l'agneau : pourquoi le fabuliste fait-il gagner le loup ?


III Par une démonstration ironique (argumentation externe)

  1. Ambiguïté de la morale

  1. Condamnation et défaite du loup


Conclusion : « C'est la vie ». Cette fable nous donne une bonne leçon, peut-être un peu pessimiste. Mais il faut la relativiser, on peut lire pour cela la fable 15 du livre IV où le loup est victime de la ruse d'un chevreau.


LECTURE ANALYTIQUE N°4

HARRY POTTER ET LE PRINCE DE SANG-MÊLÉ, chapitre XXIII, AJ.K ROWLING, 2005. Photocopie.

LECTURE ANALYTIQUE N°4

DIALOGUE DÉLIBÉRATIF DANS UN ROMAN « la vocation d'Harry Potter »

extrait du chapitre XXIII de Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, JK Rowling, 2005.


Jean-Claude Brighelli, l'auteur de La Fabrique du Crétin, n'est pas tendre pour la littérature de jeunesse étudiée en Collège ou Lycée à la place des classiques. Pourtant il fait une place à part pour le best-seller de J.K. Rowling, un roman fleuve mettant en scène un jeune sorcier britannique, Harry Potter. L'auteur l'a commencé en 1990, le premier tome a été publié en 1991 et reste, depuis, en tête des ventes dans le secteur jeunesse comme dans le secteur adultes. De cette série en sept tomes dont le dernier est attendu pour la prochaine rentrée scolaire, Brighelli affirme qu'elle « a tout d'un classique ».

On pourra le vérifier en voyant la richesse d'un extrait du vingt-troisième chapitre du tome VI, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, où est racontée la sixième année d'études du héros éponyme à l'école de sorcellerie de Poudlard. Après avoir prouvé, les années précédentes ses capacités et sa volonté de lutter contre Lord Voldemort, chef des Mangemort qui usent et abusent de la magie noire, Harry est autorisé à suivre des leçons particulières avec Albus Dumbledore, le directeur. Cette initiation lui révèle l'existence d'objets, les Horcruxes, dans lesquels Lord Voldemort a mis une partie de son âme pour devenir immortel et donc indestructible. Dans notre extrait nous le voyons délibérer à ce sujet, sous la conduite de son professeur. Le dialogue est qusiment tout le temps au discours direct avec quelques interventions du narrateur.

On peut distinguer trois parties dans la progression vers la compréhension, par Harry, de sa vocation : combattre Lord Voldemort. D'abord, des lignes 1 à 25, ensuite, des lignes 26 à 100, et enfin, des lignes 101 à la fin. D'emblée la présence des registres didactique et polémique nous montre la complexité du lien éducatif décrit. Le plus surprenant est sans doute les thèmes abordés dans le dialogue : le bien et le mal, naturellement, mais aussi, la tyrannie et l'amour, thèmes sérieux s'il en est, dont nous avons pu étudier l'entrelacement complexe dans l'étude de Discours de la Servitude volontaire, l'essai de l'humaniste du XVI es La Boétie.

Quelles réflexions peut nous inspirer cette délibération ?


I UNE RÉFLEXION POLITIQUE ET ÉTHIQUE

  1. Présence du thème politique de la tyrannie et du thème éthique de l'amour. Le thème de la tyrannie, abordé dans ce passage appartient au champ de la politique (chp lexical : « tyran » « pouvoir » « oppriment »NB erreur de traduction à commenter) Le champ lexical de la lutte, de la division relève aussi de ce thème : « victimes » « partisans » « armes » « traquer » « tuer » « livrer un combat à mort ». On trouve ces champs lexicaux liés à celui e l'amour et de l'humanité « le pouvoir d'aimer » « l'amour » « capacité à aimer « coeur pur » « mutiler sa propre âme » « âme entière et sans tâche ». Dumbledore explique le fonctionnement complexe de la tyrannie à Harry.

  2. Démonstration d'une thèse sur le fonctionnement et la fragilité de la tyrannie. On retrouve en résumé dans le discours de Dumbledore la théorie exposée par La Boétie. La Boétie écrit « le tyran s'appauvrit lui-même et détruit son propre empire ». Dumbledore dit à Harry : « Voldemort s'est créé lui-même son pire ennemi comme le font toujours les tyrans partout dans le monde ! ». L'explication de ce paradoxe est dans la déshumanisation créée par l'abus d'autorité, de pouvoir. La Boétie écrit : « Le tyran n'aime jamais et n'est jamais aimé » Dumbledore fait passer ce raisonnement par une question rhétorique « sais-tu à quel point les tyrans craignent les peuples qu'ils oppriment ? (...) une qui se lèvera et frappera à son tour. » Dumbledore ne recourt pas à des exemples pris dans l'histoire antique ou contemporaine, contrairement à La Boétie, mais l'histoire fictive de Thomas Jedusor devenu Voldemort sert d'exemple convaincant pour Harry et pour le lecteur. Avec Harry on comprend la leçon formulée par le biais du professeur. L'incapacité du tyran à aimer et à être aimé réciproquement le rend vulnérable. Il ne peut jamais jouir de sa vie et de ses biens, craignant à chaque instant avec raison qu'on les lui ôte, car ses serviteurs, même ceux qui prétendent à son amitié, ne l'aiment pas mais lui obéissent par crainte.

  3. Présentation d'une arme contre la tyrannie : l'amour. Un grand suspense entoure la révélation de l'arme suprême contre la tyrannie au début du texte et le reste du texte la justifie. Le lecteur s'identifie à l'élève, à la fois parce qu'il est Harry, le sympathique héros du roman et parce que le lecteur est aussi perplexe que lui devant ces révélations. Les interventions du narrateur insistent sur cette perplexité « songeur » « agacé » « déçu » (par Dumbledore) Renversement l26 : la perplexité augmente avec la réponse donnée, mais cette fois, Harry n'y réagit plus de manière agressive et bornée, il s'efforce maladroitement de suivre le raisonnement du professeur « balbutia » « décontenancé » Renversement à la fin « il comprenait enfin ce que Dumbledore avait essayé de lui expliquer » Et pour insister sur cette évolution, passage en point de vue interne avec un discours indirect libre . On suit le héros dans son initiation, on partage sa délibération et avec lui on aboutit à la décision d'une action : accomplir sa vocation, tuer Lord Voldemort, le tyran, non pour prendre le pouvoir, mais pour détruire la tyrannie.

    II UNE RÉFLEXION MÉTAPHYSIQUE

  1. On voit dans ce roman une conception manichéenne du monde : lutte à mort entre le Bien et le Mal. Champ lexical du Mal  « âme mutilée » « âme dénaturée » « le Seigneur des Ténèbres » (=le Diable) « assassiner » « obliger (une) mère à mourir pour (son fils) » « les forces du Mal » (avec majuscule) « les terribles méfaits commis par Voldemort » vs « coeur pur » image du reflet dans un « miroir magique qui reflète les désirs les plus profonds » « âme entière et sans tâche ». On peut remarquer que le champ lexical du Mal est bien plus développé que celui du Bien. Pour décrire ce qu'est le Bien, Dumbledore utilise la négation. Il ne définis pas ce qu'est le Bien, il dit juste que c'est une capacité à résister aux « séductions » aux « tentations » du Mal, y compris quand cela cause de la souffrance : « devenir l'un des partisans de Voldemort » (bref, faire une alliance, un compromis avec le tyran), « désirer l'immortalité ou la richesse ». On est dans le schéma du manichéïsme où le Mal tente de corrompre l'âme humaine naturellement bonne et innocente, et où être vertueux, c'est résister à la tentation, à la séduction du Mal. Cette résistance est une lutte à mort, le Mal doit être éradiqué : Image finale de l'arène pour décrire ce combat => combat de gladiateurs. une telle conception du monde peut nous faire réfléchir.

  2. Destin et Liberté humaines.


III UNE RÉFLEXION LITTÉRAIRE

    Dans quel genre classer ce texte ? Quelle est sa visée ?

  1. Visée argumentative ; texte = discours délibératif

  1. Visée narrative : Le but est de raconter l'histoire d'un héros auquel on s'identifie.

  1. Visée romanesque combinant l'épique et le didactique